LE POULAILLER DE LA CHAYRIE
LACAPELLE-MARIVAL
Lacapelle-Marival, est situé au Nord Est du département du Lot. C'est un chef lieu de canton, entouré de collines boisées des premiers contreforts du Massif Central, dans un paysage très particulier, entre Ségala avec ses châtaignerais, le Limargue avec ses terres lourdes et prairies propices aux cultures et le Cause avec ses nombreuses sources et rivières souterraines, le centre bourg est traversée par un petit ruisseau <<le francès>> qui se perd à Thémines.
La commune s'étend sur une superficie de 1161 Ha, son altitude se situe entre 400 et 600 m, elle compte aujourd'hui 1321 habitants, suivant l'almanach du facteur 2015. Ses habitants sont appelés les Marivalois, les Marivaloises, et le nom est tiré du lieu qui était autrefois, appelé Lacapelle-Merlival, ce qui pouvait parfois être écrit en deux mots (La Capelle).
Lors de l'occupation romaine, une voie de communication aurait traversée la région de Lacapelle-Marival. Elle reliait Lyon à Bordeaux en passant par Aurillac et Agen. Au Xéme siècle, la commune est mentionnée dans les écrits liés à la vie de Saint-Géraut, Evêque et Compte d'Aurillac, qui possédait en Quercy de grands domaines incluant Saint-Cirgues, Le Bourg et Lacapelle-Marival. Avant la fin de vie de Saint-Géraut, pendant une période trouble, les premiers Comtes du Quercy étendirent leurs domaines et établirent la Maison de Cardaillac.
En 1064, Hugues de Cardaillac, dans son hommage à son seigneur, le Comte de Toulouse, déclara posséder la contrée autour de Cardaillac : Aynac, Leyme, Molières, Gorses, Prendeignes, Camburat et Lacapelle-Marival. Cette dernière était très liée à la famille de Cardaillac qui édifia la construction du château vers la fin du XIIème siècle et ce n'est qu'au XVème et XVIème siècles que s'éleva le corps de Logis. C'est autour du château et autrefois de ses remparts que se développa le village appelé à l'origine Lacapelle-Merlival (le merle y va).
Le couvent des bénédictines de Notre Dame de Calvanire s'installa dans le bourg en 1843 sur l'instigation de l'Abbé Pierre Cadiergues. Les religieuses créèrent, au château du Galot, une école de jeunes filles qui ferma en 1905. Avec l'aide de la population et de la municipalité, elles firent bâtir le monastère du Moutier, Notre-Dame, dans lequel elles géraient une ferme, leur nombre atteint plus de 110 religieuses à la fin du XIXème siècle ; En 1879 l'orphelinat, créé en 1779, fut dirigé par les Soeurs de Saint-Vincent de Paul.
A chacun des angles du donjon du château, on peut voir une tourelle protégée de meurtrières. A l'inverse, le corps de logis est aéré de grandes fenêtres et couvert d'une toiture en lauzes.
L'ensemble de la construction fut tributaire de la fortune des Cardaillac. La Châtelaine avait choisi de vivre dans ces lieux, bien plus vivants que son village natal et en particulier grâce aux foires alors très prisées. Aujourd'hui, ce château est occupé par la Mairie, le donjon est ouvert aux visiteurs grâce aux expositions d'artisanat d'art et peintures qui ont lieu chaque année en période estivale.
L'église dominant la place du fort fut construite comme le château au XIIème siècle et bâtie en grès de pays avec ses douze baies géminées de style gothique. De beaux vitraux éclairent la nef et elle tire tout son charme de sa simpricité.
La halle est chargée d'histoire. Située à l'intérieur des remparts, cette halle moyenâgeuse a reçu l'affluence de foires très fréquentées. Aujoud'hui encore, elle offre abri deux fois par semaine à un marché fermier et de productions du terroir.
Au XVéme siècle, Lacapelle-Marival accueillait de nombreuses foires agricoles ou s'échangeaient des céréales et des noix du Limargue, des châtaignes du Ségala, des bovins, des moutons et des volailles. Aujourd'hui existe encore deux foires mensuelles les lundis.
Toujours dans l'histoire, lors de la seconde guerre mondiale, le 11 mai 1944, des éléments de la 2ème division SS Das Reich regroupèrent tous les hommes de 16 à 60 ans, sur la place du village, 86 furent déportés, 10 ne revinrent jamais.
A l'heure actuelle la commune compte de nombreuses entreprises artisanales et des commerces qui constituent la dynamique locale. On y trouve également toutes les délégations administratives sans exception, les infrastructures d'accueil pour personnes âgées, les équipements touristiques, ansi qu'une vingtaine d'associations qui animent avec enthousiasme la commune.
Lacapelle-Marival mérite bien un détour pour y découvrir ses hameaux, ses maisons typiques à bolets, ses fermes à pigeonniers, ses gariottes, sa gastronomie traditionnelle ou abondent cèpes, foies gras, truites, cabécous, fruits rouges, noix, etc ...
Nous vous souhaitonss une bonne promenade à Lacapelle-Marival et ses alentours...